La Compagnie Théâtrale Paridami
Parallèlement à nos créations de spectacles, nous vous proposons des cours de théâtre et des cours de chant pour adultes amateurs, débutants ou confirmés.
"... La conception habituelle considère le personnage comme un alter-ego, comme une personne dont il faut déchiffrer les états et les sentiments intérieurs pour en trouver la vérité secrète. Cette appréhension en termes rationnels, affectifs, psychologiques, s'avère évidemment moins opératoire dès lors que l'être fictif s'extrait du dessin figuratif qui en faisait un relais vers un individu réel - ou du moins possible. La mue du personnage exige une très grande souplesse de l'acteur, qui doit pouvoir osciller rapidement entre des énergies et des intentions différentes dans une succession de répliques croisées ou dispersées. Ne pouvant pas s'appuyer sur un fil continu qui tramerait un sous-texte, il est obligé de faire confiance à ce que dit la parole au présent, dans l'instant même de son énonciation... " Julie Sermon. Extrait d'un entretien pour le journal La Terrasse sur la formation théâtrale.
"... l'acteur apparaît autant comme un destructeur que comme un constructeur de signes. Sur la scène, il devient, certes, un personnage ou une figure. Mais cette incarnation ou cette fabrication n'est jamais totale. Derrière le personnage, il y a toujours l'acteur. Dans "le Paradoxe" sur le comédien, Diderot suggérait que c'est parce qu'il n'est rien, personne, que le grand comédien peut être tout, les personnages les plus divers. on pourrait renverser la proposition : c'est parce qu'il demeure lui-même, qu'il se prête à divers personnages, sans s'y perdre jamais, que le comédien est grand. Au moment même où il est sur le point de se dissoudre dans la fiction scénique, son corps et sa voix sont là pour nous rappeler qu'il est irréductible à toute métamorphose achevée ... " Bernard Dort .
"... La scène, la chaire/... Je vois encore le livre me trembler dans la main, je ne me souviens que de ce livre qui me tremblait dans la main et ma voix qui tremblait avec ma main qui tremblait, mes deux jambes, les mots qui tombaient à mes pieds et se brisaient ... Les mots comme des billes de verre mal souflées , des bulles qu'un organe dépassé disloquait, je vois précisément encore la formes des répliques, leur dessin sur les deux pages, leur alternance partitive qui flambait avec ma peur, qui tremblait comme un brouillard, une fumée de sens, insensée, un peu trop vert encore, insensé et qui ne prends pas/ un jour (ai-je pensé) je vengerai ces mots que je n'ai pas portés à leur incandescence/ Je n'ai sans doute rien vengé/ mais quelque chose essaie de traverser le champ obscurci du monde/ une parole qui s'échapperai d'une bouche bien plus grande et armée que la mienne/ une bouche commune pour recréer du lien avec l'oreille qui nous écoute encore par quel miracle, avec quel dépassement... Didier-Georges Gabily" A tout Va ( journal 1993-1996)
La Compagnie Paridami vous souhaite une bonne rentrée théâtrale !
Christian Canot
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